L'actualité de la fusion GDF/Suez
Gaz de France : CA 9 mois à EUR18,13 mds contre EUR19,39 mds.
Gaz de France (1020848.FR) a annoncé mardi au titre des neuf premiers mois de l'année un chiffre d'affaires en baisse de 6,5%, toutefois supérieur aux attentes des analystes, et confirmé ses objectifs financiers sur l'ensemble de l'exercice.
Le chiffre d'affaires des neuf premiers mois de 2007 s'établit à 18,13 milliards d'euros, contre 19,39 milliards d'euros sur la même période de 2006. Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires l'attendaient à 17,62 milliards d'euros.
Le repli du chiffre d'affaires a cependant ralenti: il atteignait 11% sur les six premiers mois de l'année, souligne le groupe dans un communiqué. Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires a de fait augmenté de 9,7%, à 4,35 milliards d'euros.
En France, où le groupe réalise la majeure partie de son activité, le chiffre d'affaires à neuf mois s'inscrit en repli de 7%, à 10,32 milliards d'euros, à cause principalement "de la douceur climatique exceptionnelle du premier semestre 2007", explique Gaz de France dans son communiqué.
La principale activité du groupe, l'achat-vente d'énergie, ressort en baisse de 7,9%, à 13,2 milliards d'euros, sur les neuf premiers mois de l'exercice.
Pour l'ensemble de 2007 - "année de consolidation", indique Gaz de France - le groupe attend un excédent brut d'exploitation "en ligne avec celui de 2006".
Gaz de France : décret de privatisation signé avant Noël.
Le décret de privatisation de Gaz de France (1020848.Fr) devrait paraître avant Noël, vers le 21 décembre, rapporte mercredi Challenges dans son édition hebdomadaire à paraître jeudi. La signature de ce décret est le préalable indispensable à la fusion avec Suez (SZE.FR), qui devrait ensuite intervenir en mai ou en juin prochain après validation par les assemblées générales des deux groupes, poursuit l'hebdomadaire.
Personne au sein des services du Premier ministre n'était immédiatement disponible pour un commentaire.
Une porte-parole de Gaz de France a déclaré que la fusion avec Suez interviendrait au premier semestre 2008, sans donner plus de précisions.
Le gvt a pris le décret autorisant privatisation GdF.
Le gouvernement a pris jeudi le décret autorisant la privatisation de Gaz de France, première étape nécessaire avant sa fusion avec le groupe Suez en 2008, ont annoncé jeudi les services du Premier ministre François Fillon dans un communiqué.
Matignon table sur une "finalisation" de la fusion "en 2008". L'Etat "restera l'actionnaire de référence" du nouveau groupe "avec plus de 35% du capital". Cette fusion doit permettre de "renforcer la sécurité d'approvisionnement en énergie, notamment en gaz, de la France et, au-delà, de l'Europe", selon le communiqué.
Le gouvernement entend par ailleurs "prendre sans délai un décret transformant une action ordinaire de l'Etat au capital de Gaz de France en une action spécifique" ("golden share"
. Cela "conférera au ministre de l'Economie le droit de s'opposer à toute décision de cession des infrastructures gazières de Gaz de France situées sur le territoire national, si celle-ci porte atteinte aux intérêts essentiels de la France dans le secteur de l'énergie", précise Matignon.
L'Etat détient actuellement 79,8% de Gaz de France et une modeste participation indirecte dans Suez. La loi a été modifiée l'an dernier pour autoriser l'Etat à passer en-dessous de la barre des 50%.
Gaz de France avait indiqué mercredi qu'il prévoyait toujours de fusionner avec Suez dans le courant du premier semestre 2008, malgré la décision du tribunal de grande instance mardi de statuer le 22 janvier sur le processus de consultation du personnel. Leur décision n'a qu'une valeur consultative mais elle nécessaire dans le cadre du processus de fusion.
Le prix du gaz augmente de 4% en France.
L'augmentation de 4% des tarifs du gaz pour les particuliers est effective le 1er janvier, contre l'avis des consommateurs et des syndicats, alors que Gaz de France (GDF) et la Commission de régulation de l'énergie (CRE) plaident de leur côté pour une hausse plus importante.
Comme annoncé jeudi par Bercy, les prix augmentent à partir de mardi, pour les quelque 7 millions de Français qui se chauffent au gaz, "de 0,173 centime d'euros par kilowatt/heure en moyenne", soit 4%, selon un arrêté publié dimanche au Journal Officiel.
D'après les calculs de l'AFP, cette hausse devrait se traduire par une augmentation de leur facture comprise entre 1 et 5 euros TTC par mois.
Cette augmentation est inférieure à celle de 6,1% que réclamait GDF. Jugeant qu'elle ne lui permet pas de "répercuter intégralement ses coûts d'approvisionnement dans ses tarifs", le groupe gazier a chiffré dimanche "l'impact défavorable" de cette décision à "environ 90 millions d'euros" sur son résultat opérationnel au 1er trimestre 2008.
La Commission de régulation de l'énergie (CRE), dont l'avis n'est que consultatif, a de son côté rendu un avis "défavorable" sur la hausse décidée, l'estimant insuffisante au vu de la conjoncture actuelle.
Après la baisse du prix du pétrole sur les marchés fin 2006, le gouvernement avait décidé, en juin, de geler les prix du gaz pendant plusieurs mois. Mais depuis, les prix du brut ont remonté, jusqu'à frôler récemment les 100 dollars le baril.
Une "nouvelle évolution tarifaire", sous-entendu une nouvelle hausse, "devrait normalement intervenir au cours du premier semestre 2008", parie ainsi la CRE.
Cependant, la marge de manoeuvre du gouvernement est réduite.
De son côté, GDF semble bien décidé à obtenir un nouveau rattrapage tarifaire pour faire face à la flambée des prix du pétrole. Le groupe a indiqué dimanche vouloir "tirer les conséquences" de la décision du Conseil d'Etat du 10 décembre, selon laquelle les tarifs du gaz doivent être égaux ou supérieurs aux "coûts complets" d'approvisionnement.
De plus, les choix du gouvernement pourraient également avoir une incidence sur le projet de fusion entre GDF et Suez. L'écart de valorisation au profit du groupe privé, qui était de moins de cinq euros par action au moment de l'annonce du nouveau projet de fusion en septembre, s'est depuis creusé à près de sept euros.
Mais, il reste qu'au moment où le pouvoir d'achat est devenu l'une des principales préoccupations des Français, le gouvernement peut difficilement faire accepter de nouvelles hausses. Le Premier ministre, François Fillon, avait d'ailleurs promis début décembre que la hausse du gaz serait "la plus limitée possible".
La Confédération nationale du logement (CNL), principale organisation de locataires, avait alors affirmé son opposition à toute augmentation qui, avec les hausses des loyers, des charges locatives, du chauffage ou de l'électricité, contraint les consommateurs à faire face à une détérioration continue de leur pouvoir d'achat.
La semaine dernière, l'association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV) a de son côté qualifié la nouvelle hausse des prix du gaz d'"atteinte insupportable" au pouvoir d'achat des Français.
Côté syndicats, la CFDT-Energie a jugé l'indexation des prix du gaz sur celui du pétrole "socialement indéfendable" et "économiquement injustifiée". Quant à la CGT, elle dénonce "le début d'une hausse conséquente des tarifs" pour favoriser les "futurs actionnaires" dans le cadre de la privatisation de GDF.
Dans la tempête, les gros ramassent ...
GdF-Suez: justice bloque temporairement projet fusion.
Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné mardi à Gaz de France (GDF) de fournir au comité central d'entreprise les grandes lignes du projet de fusion avec Suez, retardant ainsi toute décision quant à l'avenir du futur groupe.
Le tribunal interdit à GDF de "prendre toute décision relative au projet de fusion" tant que l'instance représentative du personnel compétente n'aura pas donné son avis sur le projet.
GDF - "Associé" au projet de gazoduc Nabucco dixit le Président roumain.
Gaz de France (1020848.FR) Sera "associé" au projet de construction du gazoduc européen Nabucco, a annoncé lundi le président roumain Traian Basescu, au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue français Nicolas Sarkozy.
"Nous avons convenu que la compagnie française Gaz de France soit associée au projet Nabucco et la Roumanie soutiendra son implication", a déclaré M. Basescu.
"La France y est extrêmement sensible et c'est très important pour Gaz de France", a de son côté indiqué M. Sarkozy.
Le groupe français s'est pour sa part borné à indiquer qu'il n'y avait "pas de décision officielle à ce stade".
Gaz de France est, avec l'allemand RWE (RWE.XE), l'un des deux favoris pour devenir le sixième partenaire dans ce projet, auquel sont déjà associés cinq groupes énergétiques d'Autriche (OMV), Hongrie (Mol), Roumanie (Transgaz), Bulgarie (Bulgargaz) et Turquie (Botas).
La participation de GDF à ce projet s'est toutefois heurtée à l'opposition de la Turquie.
Le projet Nabucco prévoit la construction d'un gazoduc de 3.300 km de long pour transporter le gaz en provenance du Moyen-Orient et d'Asie vers l'Union européenne, en passant par la Turquie et le sud-est de l'Europe, afin de réduire la dépendance des Européens vis-à-vis des importations de Russie. Sa mise en service est prévue pour 2012.
Une décision sur la construction était attendue pour la fin 2007 mais a été reportée au premier trimestre 2008, selon OMV.
GdF acquiert Nass & Wind Technologie, crée filiale dédiée.
Le groupe énergétique Gaz de France (1020848.FR) a annoncé mardi l'acquisition de Nass & Wind Technologie, producteur d'électricité spécialisée dans le développement, la construction et l'exploitation de parcs éoliens terrestres en France.
Le montant de l'acquisition n'a pas été dévoilé.
Nass & Wind Technologie, filiale du groupe Nass & Wind, exploite une capacité installée de 34 mégawatts, dispose d'une autorisation de construction de 150 mégawatts à court terme et d'un portefeuille de projets d'environ 1.500 mégawatts, a précisé GdF dans un communiqué.
GdF, qui possède déjà un parc éolien installé d'une capacité de près de 145 mégawatts, a par ailleurs annoncé la création d'une filiale dédiée aux énergies renouvelables, baptisée GDF Futures Energies, afin "de concentrer et de rationaliser la gestion de ses participations".
"Cette société regroupera l'ensemble des filiales et participations du groupe Gaz de France dans le domaine de la production d'électricité à partir d'énergie éolienne : Maïa Eolis, Erelia, la société Eoliennes de la Haute-Lys, et bientôt Nass & Wind Technologie. (...). GDF Futures Energies axera son développement en priorité sur l'éolien, mais aussi sur les autres filières de production d'électricité verte, comme par exemple le solaire," a ajouté GdF.
GDF: ajustements de certaines directions du futur Groupe.
Les directions de Suez et de Gaz de France ont annoncé quelques ajustements dans le cadre du projet d'organisation de certaines directions fonctionnelles du futur Groupe.
La Direction du Développement Durable et le Département Energies Nouvelles et Renouvelables seront rattachés à la Direction de la Stratégie. D'autre part, une seule Direction de la Communication et de la Communication Financière sera constituée sous la responsabilité de Valérie Bernis.
Enfin, la Division des cadres dirigeants sera transformée en Direction. Elle sera directement rattachée à Gérard Mestrallet et à Jean-François Cirelli. Emmanuel Van Innis en assurera la responsabilité.
Augmentation de 5,5 % du gaz critiquée, C.Lagarde la défend.
La hausse de 5,5% des tarifs régulés du gaz pour les particuliers proposée par le gouvernement suscitait mercredi de vives critiques des politiques et des syndicats inquiets pour le pouvoir d'achat.
"C'est le moins mauvais compromis" entre les intérêts des consommateurs et ceux de Gaz de France (1020848.FR), s'est défendue mercredi la ministre de l'Economie Christine Lagarde devant la presse.
"Quoi qu'en dise le gouvernement, la rigueur est là, et bien là", constatait pourtant le PS, qui y voit "une réalité dévastatrice pour les ménages modestes".
"Un relèvement de 5% des tarifs du gaz (...) équivaut à une hausse larvée des prélèvements. Cette hausse, cumulée à celle de 4% mise en place en janvier, représente une ponction annuelle de 80 euros en moyenne", souligne le parti de la rue de Solférino. "Ce choix est d'autant plus inacceptable que les bénéfices nets dégagés par Gaz de France sont conséquents (2,5 milliards d'euros) et en hausse continuelle (+7,6 % en 2007)".
Le PCF va plus loin et "accuse le gouvernement Fillon de harcèlement social". "Alors que GDF avait annoncé des profits records pour 2007, cette flambée du tarif du gaz est particulièrement honteuse et révoltante". "Comment justifier une telle politique de sabotage du pouvoir d'achat par tous les bouts", s'interroge le parti communiste.
Pour la CGT, "il n'y a pas d'autre alternative que l'annulation de cette mesure et la convocation d'urgence d'une table ronde sur l'avenir de la filière énergétique".
"Après l'échec cuisant de l'ouverture à la concurrence du marché de l'énergie aux particuliers, le gouvernement tente de prendre sa revanche en autorisant Gaz de France à pratiquer une augmentation de ses tarifs pour la seconde fois en l'espace de quatre mois (+10,5%)", constate l'INDECOSA-CGT. "Cette méthode peu orthodoxe a pour objectif d'aligner les tarifs régulés sur le prix du marché concurrentiel".
Les ministères de l'Energie et de l'Economie ont proposé mardi à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) une hausse de 5,5% des tarifs régulés du gaz pour les particuliers. Cette augmentation, de 0,264 centime d'euro le kilowattheure, "interviendra lorsque la Commission de régulation de l'énergie aura rendu son avis".
Fusion Suez-GDF : CCE de GDF rendra avis à partir du 15 mai.
La direction de GDF va demander un avis au comité central d'entreprise (CCE) sur le projet de fusion avec Suez à partir du 15 mai, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.
"On se réserve le droit de faire une réunion de consultation (du CCE) avec demande d'avis à partir du 15 mai" selon un agenda arrêté mardi lors d'un CCE avec les organisations syndicales, a indiqué à l'AFP la direction du groupe, sans préciser si cet agenda aurait ou non un impact sur le calendrier de la fusion prévue "au premier semestre 2008".
Le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, avait indiqué fin février qu'il n'y aurait "pas de conséquences stratosphériques si la fusion" entre les groupes d'énergie Suez et GDF était "décalée de quelques semaines".
GDF a besoin de l'avis, purement consultatif, de cette instance du personnel pour engager le processus de fusion avec Suez.
Dans un communiqué, la CGT précise que le CCE a voté "la réalisation de deux expertises sur les nouveaux documents" remis par la direction. Ces expertises "doivent être remises pour le 6 mai, le CCE devant être réuni le même jour pour prendre connaissance de leurs conclusions" et rendre son avis "dès le 15 mai".
Deux réunions "d"information" du CCE auront lieu les 25 avril et 6 mai, a précisé la direction.
La CGT, qui souhaitait obtenir un délai plus important pour étudier les derniers documents remis par la direction, a "pris acte de la mise en minorité de sa délégation en CCE".
Repoussant sa résolution lors d'un vote, les délégations FO, CFE-CGC et CFDT "ont purement et simplement cédé aux intenses pressions de la direction de Gaz de France et accepté un rythme de consultation qui fait fi des droits les plus élémentaires des représentants des personnels", écrit le syndicat majoritaire de GDF.
Conformément à une décision de justice rendue le 22 janvier, la direction de GDF s'était engagée à fournir au CCE toutes les informations sur le projet de fusion afin de recueillir son avis.
Toutes les instances représentatives du personnel (IRP) de Suez ainsi que le comité d'entreprise européen (CCE) de GDF ont déjà rendu leur avis.
Une belle publication !
GAZ DE FRANCE - CA T1 10,38 mds EUR contre 9,05 mds EUR.
Le groupe de services collectifs Gaz de France (1020848.FR) a publié jeudi un chiffre d'affaires trimestriel en progression de 15%, sous l'effet de la hausse des tarifs du gaz et d'un hiver plus froid qu'en 2007.
Le groupe, qui doit fusionner avec Suez (SZE.FR), a annoncé un chiffre d'affaires de 10,38 milliards d'euros pour le premier trimestre 2008, contre 9,05 milliards d'euros un an plus tôt.
Ce chiffre est supérieur aux prévisions des analystes, qui attendaient en moyenne un chiffre d'affaires trimestriel de 10,14 milliards d'euros, selon une enquête menée par Dow Jones Newswires auprès de cinq analystes.
GdF a par ailleurs confirmé son objectif d'un excédent brut opérationnelde 6,1 milliards d'euros pour 2008, à supposer que les tarifs de vente du gaz naturel en France "reflètent pleinement les coût de fourniture correspondants". GdF souligne que cet objectif s'entend également à climat moyen et hors évolution significative des prix des produits pétroliers.
Prix du gaz : "pas d'augmentation pour le consommateur" - Borloo.
"Il n'y aura pas d'augmentation" du prix du gaz "pour le consommateur", a assuré mercredi le ministre de l'Ecologie et de l'Energie Jean-Louis Borloo, alors que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a suggéré une nouvelle hausse du prix de vente du gaz de 1,5%.
Le gouvernement n'a pas pris de décision" sur ce point, avait affirmé à la mi-journée le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. "Il s'agit d'une proposition de la commission de régularisation de l'énergie", mais "le gouvernement n'a pas pris de décision en la matière."
"Nous ne fixons pas (...) les prix du gaz", mais "nous avons contenu la hausse du prix du gaz", a insisté le porte-parole. Même s'il y a eu deux hausses depuis le début de l'année, le gaz n'a augmenté que d'une "dizaine" de pourcents quand celui du pétrole a pris 50%, a-t-il souligné.
La Commission de régulation de l'énergie a préconisé mardi une hausse de 1,5% des prix réglementés du gaz pour les particuliers au 1er juillet. Début avril, le gouvernement avait déjà acté une hausse de 5,5% des tarifs régulés du gaz pour les particuliers, après une première hausse de 4% le 1er janvier.
La CRE justifie cette nouvelle augmentation par la hausse des tarifs d'utilisation des réseaux de distribution de Gaz de France. "Cette augmentation du tarif d'utilisation des réseaux de distribution de gaz devra être répercutée sur les tarifs réglementés de vente du gaz", ajoute la CRE.
Ces tarifs ont augmenté car "il a été décidé de supprimer les canalisations en fonte grise qui sont dangereuses" et "d'augmenter et de mieux entretenir ces canalisations", a expliqué le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.
Ce tarif "n'avait pas augmenté depuis quatre ans", a-t-il expliqué. Mais "il n'y aura pas d'augmentation pour le consommateur", a assuré M. Borloo.
La Fusion entre GdF et Suez ira "à son terme" - Borloo.
Le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean-Louis Borloo, a promis mercredi que la fusion entre les groupes français d'énergie Suez (SZE.FR) et Gaz de France (1020848.FR) irait "à son terme", alors que GDF a encore besoin de l'avis de son comité d'entreprise pour qu'elle soit mise en oeuvre.
"Bien entendu nous irons au terme de cette fusion", a déclaré le ministre devant l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député communiste Christian Paul sur les prix du gaz.
"La France a besoin (...), au moment où les ressources énergétiques sont rares, d'avoir de puissants énergéticiens. (...) C'est le sens de la fusion" entre GDF et Suez, a estimé M. Borloo.
Le ministre a souligné "l'énorme risque de croissance du coût de l'énergie par la réduction des ressources fossiles". "C'est la raison pour laquelle (...) le Grenelle de l'environnement prévoit des investissements massifs de notre pays pour améliorer notre performance énergétique (...) et réduire notre dépendance énergétique", selon lui.
GDF a encore besoin de l'avis, qu'il soit positif ou négatif, de son comité central d'entreprise (CCE, instance représentant le personnel) pour engager le processus de fusion.
Le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, avait affirmé début mai que la fusion aurait lieu "à la mi-2008", mais n'avait pas exclu en février que la fusion soit décalée de quelques semaines par rapport à son échéance initiale de fin juin.
Gaz de France entre à hauteur de 6,6% au capital de Powernext.
Gaz de France et le gestionnaire du réseau de transport GRTgaz ont respectivement acquis 6,6 % et 5% du capital de la bourse française d'échanges d'énergie Powernext.
GDF et GRTgaz précisent dans un communiqué que ces participations leur permettront de disposer chacun d'un siège au conseil d'administration de Powernext.
"L'entrée de Gaz de France a pour objectif de faire de l'entreprise un acteur encore plus engagé dans le développement du marché du gaz en France. Le groupe soutient le projet de création d'une bourse du gaz en France, qui facilitera les échanges entre opérateurs et améliorera la qualité des références de prix. Cette bourse permettra ainsi d'augmenter la liquidité sur le marché du gaz en France."
Powernext a été lancé en 2001 parallèlement à l'ouverture du marché français de l'électricité dans la cadre de la déréglementation du secteur à l'échelle européenne. La plate-forme propose des contrats au comptant et à terme sur l'électricité ainsi qu'un marché au comptant sur les quotas de CO2.
Powernext est contrôlé par NYSE Euronext, par le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE et plusieurs opérateurs du marché européen de l'énergie dont EDF, Total ou Endesa et des établissements bancaires (BNP Paris, Société générale).
GdF-Suez: PDG GdF accepte l'ouverture de négos avec syndicats.
Le PDG de Gaz de France, Jean-François Cirelli, a donné son accord à l'ouverture de négociations avec les syndicats dans le cadre de la fusion avec Suez, comme le réclamait la CGT, dans une lettre au secrétaire général de ce syndicat, dont l'AFP a obtenu copie mardi.
La CGT avait demandé vendredi dans une lettre à M. Cirelli l'"ouverture immédiate d'une négociation sur les garanties collectives et individuelles des salariés", notamment sur l'emploi, dans l'éventualité de la fusion avec Suez.
"Après consultation avec Gérard Mestrallet, Président Directeur général de Suez, je vous confirme mon accord pour engager des négociations avec les organisations syndicales représentatives, dans les meilleurs délais et indépendamment du processus de consultation du Comité central d'entreprise qui est engagé depuis plusieurs mois", écrit M. Cirelli dans ce courrier daté de lundi.
"Vous savez par ailleurs que nous nous sommes engagés à ne pas procéder à des licenciements économiques", rappelle le PDG de Gaz de France, indiquant qu'il est "prêt à confirmer ces engagements et le cas échéant, à les approfondir".
La direction de GDF a déjà pris "des engagements clairs" en matière de garanties individuelles et collectives pour les salariés, "notamment la création d'un dispositif d'accompagnement (...) qui sera appliqué pour chaque salarié du groupe qui se verrait proposer une mobilité fonctionnelle ou géographique", ajoute Jean-François Cirelli.
Le Comité central d'entreprise (CCE) de GDF doit se réunir le 26 mai pour donner son avis sur le projet de fusion. Le document devra ensuite être entériné par les assemblées générales des actionnaires des deux groupes.
Les conseils de GdF et Suez ont approuvé la fusion.
Gaz de France et Suez annoncent que leurs conseils d'administration ont approuvé le projet de fusion entre les deux groupes et que leurs actionnaires sont convoqués le 16 juillet pour se prononcer sur l'opération.
"Le conseil d'administration de Gaz de France, réuni ce jour sous la présidence de Jean-François Cirelli, a examiné et approuvé le partenariat stratégique entre Gaz de France et Suez qui prend la forme d'un accord de coopération industrielle et commerciale, et du traité de fusion entre les deux entreprises", déclare le groupe dans un communiqué.
"Il a notamment arrêté la parité d'échange de 22 actions Suez contre 21 actions Gaz de France après la distribution par Suez à ses actionnaires de 65% du pôle environnement", ajoute-t-il.
"Le conseil d'administration a décidé de convoquer l'assemblée générale mixte des actionnaires le 16 juillet 2008 qui se prononcera sur la fusion", a encore indique GdF.
Le conseil d'administration de Suez, qui se réunissait lui aussi ce mercredi, a également approuvé l'opération.
L'opération devrait donc finalement être finalisée près de deux ans et demi après son annonce par le Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin, alors qu'avait surgi la menace d'une OPA sur Suez de la part d'Enel, premier groupe italien de services aux collectivités .
Le comité central d'entreprise de GDF avait rendu le 26 mai un avis négatif sur le projet de fusion avec Suez mais cet avis, purement consultatif, était indispensable afin que les conseils d'administration et les assemblées générales des deux groupes puissent entériner le projet de fusion.
Fin mai, Suez avait par ailleurs rempli une condition imposée par Bruxelles dans le cadre de la fusion en annonçant la cession au groupe d'énergie italien Eni de sa part de 57,25% dans le distributeur de gaz belge Distrigaz.
Toujours pour répondre aux exigences de Bruxelles, Gaz de France est pour sa part sur le point de céder sa participation de 25,5% dans la compagnie belge d'électricité SPE. Le 25 mai, le groupe gazier avait annoncé son entrée en négociations exclusives avec EDF pour cette opération.
GDF Suez serait prêt à s'associer à offre Gas Natural.
GDF Suez, le champion européen de l'énergie qui verra le jour le mois prochain, serait prêt à se rallier à une offre sur la compagnie espagnole de services collectifs Gas Natural, si son partenaire espagnol, la banque catalane La Caixa, le sollicite en ce sens, rapporte le Financial Times dans son édition en ligne de jeudi.
Le président de Suez Gerard Mestrallet, qui prendra la tête de la nouvelle entité, a indiqué au quotidien britannique que si La Caixa "nous demande de l'accompagner, nous le ferons. A ce jour, il n'y a aucun projet en ce sens, et nous ne savons pas si Repsol (le deuxième plus grand actionnaire de Gas Natural ndlr) désire vendre. Si la situation évolue et que nos partenaires veulent que nous jouions un rôle en Espagne, nous sommes prêts". Mais "nous ne provoquerons rien", a insisté Gérard Mestrallet, selon le FT.
GDF: cède sa participation dans SPE à EDF.
Gaz de France annonce avoir conclu un accord avec EDF pour la cession de ses actions dans Segebel qui détient 51 % du capital de SPE. Le montant de la transaction s'élève à 515 millions d'euros, auquel s'ajouterait un complément de prix après mise en oeuvre des engagements pris par Suez Electrabel vis-à-vis de l'Etat belge.
SPE est le deuxième opérateur électrique en Belgique. Il assure 10 % de la production d'électricité du pays avec une capacité installée de 1 650 MW. Il dispose d'un portefeuille de plus de 1 million de clients en électricité et 450 000 clients en gaz.
' Cette cession est notamment conditionnée à la réalisation de la fusion entre Gaz de France et Suez et à l'approbation de l'opération par la Commission Européenne ' précise le groupe, tout en ajoutant que ' cette transaction permet à Gaz de France de mettre en oeuvre un des engagements pris envers la Commission Européenne dans le cadre du projet de fusion avec Suez '.
GDF Suez pourrait acheter gaz acheminé par Nabucco -Cirelli.
Le nouveau groupe GDF Suez sera candidat à l'achat de gaz acheminé par le futur gazoduc Nabucco, si Nabucco trouve du gaz à mettre dedans, a indiqué mardi le PDG de Gaz de France, futur vice-président de GDF Suez, Jean-François Cirelli.
"Si GDF Suez n'est pas" dans la construction de ce gazoduc, soutenu par l'Union européenne pour moins dépendre de la Russie pour son approvisionnement en gaz, il sera néanmoins "candidat à acheter des capacités de gaz qui passeront par ce gazoduc", a déclaré M. Cirelli devant la commission des affaires économiques du Sénat.
Mais M. Cirelli a mis en garde contre le risque de "faire des gazoducs vides" et invité les promoteurs du projet à "s'assurer du gaz qui va être (mis) dedans".
Selon lui, "le gaz azeri ne suffira pas pour assurer la rentabilité" de Nabucco, qui aura besoin de gaz du Turkménistan ou du Kazakhstan, en passant sous la mer Caspienne, ou bien de gaz d'Iran.
Or il y a des "difficultés techniques à passer sous" la mer Caspienne si bien que "tant que nous n'aurons pas de visibilité sur le tour de la Caspienne et sur l'Iran, on aura des difficultés", a prévenu le dirigeant de GDF.
Soutenu par les groupes autrichien OMV, hongrois MOL, roumain Transgaz, bulgare Bulgargaz, turc Botas et allemand RWE, Nabucco doit acheminer 31 milliards de mètres cube de gaz de la Caspienne vers l'Autriche à travers la Turquie et les Balkans, sur une longueur de 3.300 kilomètres.
Sa construction doit débuter en 2009 et s'achever en 2013. Son coût a été récemment réévalué à 7,9 milliards d'euros au lieu des 4,4 milliards prévus initialement, principalement en raison de la hausse du prix de l'acier depuis les études de faisabilité.