L'actualité de la fusion GDF/Suez
Gaz de France : S1 meilleur que prévu - CM-CIC.
CM-CIC Securities estime que les résultats semestriels en baisse de Gaz de France paraissent "bien meilleurs que prévus" et notamment sur la structure du bilan. "Toutefois l'enjeu majeur est l'issue de le fusion qui fait l'objet de nombreux commentaires de moins en moins engageants", souligne l'analyste. CM-CIC Securities maintient son avis conserver avec un objectif de cours de EUR33,6.
Gaz de France : résultats S1 honorables - Oddo.
Les résultats semestriels de Gaz de France sont "plus qu'honorables au vu des conditions climatiques exceptionnelles et d'un effet de base défavorable", souligne Oddo Securities. Le courtier ajoute que si les fonds dégagés grâce à l'éventuelle cession par Suez de Distrigaz et de son pôle Environnement, dans le cadre du projet de fusion avec GdF, étaient reversés aux actionnaires de Suez, "cela pourrait changer les parités mais laisserait l'Etat sous les 50% de l'ensemble (45%)." Oddo a une recommandation d'achat et un objectif de cours de EUR41 sur GdF.
GdF: objectif d'EBE 2007 reste accessible -Dexia.
L'objectif de Gaz de France d'un excédent brut d'exploitation 2007 au même niveau que celui de 2006 reste accessible à condition que les conditions météorologiques soient normales cet hiver, selon Dexia. La banque ajoute que sur la base des données météorologiques actuelles, les spécialistes prévoient un hiver 2007-2008 très rude, ce qui serait une bonne nouvelle pour GdF. Elle ajoute que les commentaires du patron de GdF dans la presse confortent le sentiment que le projet de fusion avec Suez n'est pas enterré. Dexia maintient sa recommandation d'achat et son objectif de cours de EUR39,30.
Suez veut être sûr que GdF partage sa vision à long terme.
Le président-directeur général de Suez, Gérard Mestrallet, a déclaré jeudi qu'il fallait que les négociations de fusion avec Gaz de France et le gouvernement permettent de s'assurer que toutes la parties concernées partagent la même vision à long terme.
Les contacts avec Gaz de France et le gouvernement se poursuivent, a indiqué le dirigeant, lors de la présentation aux analystes des résultats semestriels de Suez.
Sarkozy propose une fusion GDF-Suez limitée à l'énergie.
Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi avoir "proposé à Suez de fusionner ses activités énergétiques avec Gaz de France" pour "constituer un grand groupe de gaz et d'électricité à la dimension du marché européen dont l'Etat sera le principal actionnaire".
"Cela suppose que Suez fasse un choix stratégique en se spécialisant dans l'énergie. Il appartient maintenant à ses actionnaires d'en décider", a déclaré le chef de l'Etat devant le Medef. Cette fusion limitée aux activités énergétiques signifierait que Suez devrait céder sa branche environnement.
Dans son discours, Nicolas Sarkozy a exprimé sa volonté de doter la France d'une "politique énergétique qui lui permettre de garantir sa sécurité d'approvisionnement, son indépendance et sa compétitivité". "Je veux que la France recueille tout le bénéfice des efforts qu'elle a accomplis dans le domaine de l'énergie depuis plus d'un demi-siècle. Je veux quelle puisse jouer un rôle central sur le marché européen", a martelé le chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy n'avait pas pris position depuis son élection en mai sur le projet de fusion entre Suez et Gaz de France, jugé de plus en plus compromis par les observateurs.
Le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez avait fait savoir mercredi que le président de la République se prononcerait d'ici "la fin du mois de septembre", "quand il aura l'ensemble des éléments, et notamment la position de Suez sur un certain nombre de sujets".
GDF : grimpe, l'annonce de fusion avec Suez serait imminente.
GDF gagne 4,1% et signe une des plus fortes hausses du CAC 40 suivi de près par Suez qui s'adjuge 2%, les deux titres avaient déjà terminé en tête du classement des 40 'blue ship' françaises la veille. La spéculation reprend alors que la fusion des deux groupes pourrait être annoncée officiellement lundi par le gouvernement selon Le Point.
La veille le président de la république s'est prononcé en faveur du rapprochement entre GDF et Suez à condition qu'il y ait une 'séparation de l'activité Eau & Déchets' et donc que Suez accepte de se séparer de son pôle environnement.
Le Point indique que 'Gérard Mestrallet, le PdG de Suez, qui ne serait plus suivi pas son conseil d'administration, aurait finalement obtenu de conserver 34% de ce pôle'.
Les déclarations de Nicolas Sarkozy lors de l'université d'été du Medef ont fait coulé de l'encre. Plusieurs interprétations semblaient alors possible et notamment le Président, pressé de questions, aurait dévoilé de manière succincte ce qu'il a demandé à Suez.
Ce discours était également interprété comme un moyen de révéler les conditions requises par le gouvernement pour la réalisation de ce rapprochement, et ensuite libre à Suez d'accepter ou non ces conditions. Les pré-requis du président auraient toutefois évolué si l'on s'en tient aux dernières informations publiées par Le Point.
GDF réunit son conseil d'administration sur fusion avec Suez.
Gaz de France réunira dimanche en fin d'après-midi son conseil d'administration, alors que les discussions sur une éventuelle fusion avec Suez semblaient se concrétiser, a-t-on appris de source proche du dossier.
"Il est possible qu'il y ait un communiqué" signé en commun par GDF et Suez pour expliquer la position des deux entreprises, a précisé cette même source. Ce communiqué pourrait être diffusé dimanche soir ou lundi, avant l'ouverture des échanges à la Bourse de Paris.
Contactées par téléphone, les entreprises GDF et Suez ont refusé de commenter ou de confirmer officiellement ces informations. Les services de l'Elysée avaient estimé samedi que "si un accord était conclu, les entreprises devraient l'évoquer lundi".
Le président Nicolas Sarkozy souhaite que la fusion GDF-Suez ne porte que sur les activités énergétiques, ce qui obligerait le groupe franco-belge à se séparer de sa branche environnement.
Un temps réticent, le PDG de Suez, Gérard Mestrallet, envisagerait finalement une cession partielle de ce pôle, selon la presse économique. Le nouveau géant de l'énergie conserverait ainsi 34% de cette branche environnement.
L'Etat détient actuellement 70% du capital de Gaz de France et cette fusion, à l'étude depuis plus de 18 mois, entraînerait mécaniquement la privatisation de l'entreprise.
GDF Suez : organisation du nouveau groupe.
L'organisation du nouveau groupe a été présentée dans le cadre de la fusion de GDF et Suez. Gérard Mestrallet, Président Directeur Général, dirigera en tandem avec Jean François Cirelli, Vice-Président, Directeur Général Délégué, le nouveau Groupe.
Messieurs Yves Colliou, Jean-Marie Dauger, Jean-Pierre Hansen et Gérard Lamarche seront Directeurs Généraux Adjoints et composeront, autour de Gérard Mestrallet et Jean François Cirelli, le Comité de Direction.
L'organisation du Groupe sera structurée autour de cinq branches opérationnelles dirigées par Yves Colliou (Infrastructures), Jean-Marie Dauger (Global Gaz et GNL), Henri Ducré (Énergie France), Jean-Pierre Hansen (Énergie Europe et International) et Jérôme Tolot (Services à l'Énergie).
Les activités du pôle Environnement de SUEZ resteront sous la responsabilité opérationnelle de Jean-Louis Chaussade.
Un Comité de politique énergétique, présidé par Jean-Pierre Hansen, sera créé.
GDF Suez : capitalisation boursière d'environ 90 Mds E.
Les conseils d'administration des deux groupes Suez et GDF ont approuvé hier les nouvelles orientations du projet de fusion. Il conduit à la création d'un groupe leader des secteurs du gaz et de l'électricité, de dimension mondiale et à fort ancrage franco-belge.
Cette fusion va permettre de créer un leader mondial spécialisé dans l'énergie. La capitalisation boursière du nouveau groupe sera d'environ 90 milliards d'euros avec un chiffre d'affaires de 72 milliards d'euros, GDF Suez sera l'un des leaders mondiaux de l'énergie, en particulier dans le gaz et l'électricité. Il sera parmi les trois premières utilities mondiales cotées.
La fusion est réalisée sur la base d'une parité de 0,9545 action Gaz de France pour 1 action Suez, soit 21 actions Gaz de France pour 22 actions Suez.
L'État détiendra plus de 35 % du capital de GDF Suez.
65% du capital du pôle Environnement de Suez sera distribué aux actionnaires de Suez. Une participation stable de 35 % sera attribuée dans le capital du pôle Environnement de Suez au sein d'un pacte d'actionnaires. GDF Suez et les principaux actionnaires de Suez, qui détiendront respectivement 35 % et environ 12 % des activités du pôle Environnement de SUEZ à l'issue de cette opération, s'engagent à conserver leurs actions dans le cadre d'un pacte d'actionnaires à négocier.
Le groupe a confirmé une synergie de l'ordre de 1 milliard d'euros par an à horizon 2013 (dont environ 400 millions d'euros à horizon 2010), compte tenu de l'impact des engagements pris auprès de la Commission Européenne. Ces synergies opérationnelles, qui nécessiteront des coûts de mise en oeuvre limités et non récurrents d'environ 300 millions d'euros au total, seront complétées par les bénéfices liés à l'optimisation financière au sein du nouveau Groupe estimés à environ 1 milliard d'euros.
GDF Suez : Dexia estime la valeur à 42 €.
Dexia estime à 42 € par action la valeur de GDF Suez une fois la fusion de Gaz de France et Suez finalisée. La banque souligne que ni l'Etat ni GdF n'auront de contribution en numéraire à apporter aux actionnaires de Suez. Dexia maintient sa recommandation à l'achat sur GdF, avec un objectif de cours de 39,30 €, et sa recommandation à neutre sur Suez, avec un objectif de 44 €.
La fusion GdF/Suez est positive, selon UBS.
La fusion de GdF (1020848.FR) avec Suez (12052.FR) est une opération positive susceptible d'être finalisée à court terme, indique UBS. Selon la banque, le mouvement de vente subi lundi par les actions des deux groupes s'explique en partie par la perception d'un manque de clarté sur la date de finalisation de la transaction. UBS estime que le calendrier des deux groupes en la matière est prudent. "Quelques autorisations sont encore requises mais d'après nous, seule la résistance des syndicats de GdF pourrait ralentir le processus", indique UBS, qui s'attend à une finalisation de la fusion autour de, voire avant, la fin de l'année. La banque maintient son avis achat sur Suez, avec un objectif de cours de EUR47,50.
GdF-Suez implique potentiel hausse 10% -Citigroup
L'accord de fusion entre Gaz de France (1020848.FR) et Suez (12052.FR) implique un potentiel de hausse de 10% pour chaque action, estime Citigroup. "Nous avons réalisé plusieurs analyses de sensibilité, et sommes arrivés à la conclusion que même avec des termes extrêmes pour l'accord, le potentiel de baisse semble limité", indique Citigroup. La banque estime que l'opération a une valeur de EUR42 par action pour les actionnaires de GdF et de EUR46 par action pour ceux de Suez. Elle maintient sa recommandation d'achat sur les deux titres, avec un objectif de cours de EUR41,74 pour Suez et de EUR36,80 pour GdF.
Dexia relève reco sur Suez, déclasse GdF.
Dexia relève sa recommandation sur Suez (12052.FR) de neutre à acheter et déclasse Gaz de France (1020848.FR) d'acheter à renforcer, tandis que les titres des deux groupes ont chuté à l'annonce de l'accord de fusion. "Grâce à son bilan sous-endetté, le nouveau groupe va sans doute être un acteur du processus de concentration, avec plus de EUR25 milliards à dépenser", estime Dexia. La banque ajoute que la fusion crée un potentiel de revalorisation, grâce à une politique de distribution de dividendes plus dynamique, à une liquidité plus grande du titre, ainsi qu'à une pondération accrue de GDF Suez au sein des indices, la nouvelle entité arrivant en première place du classement des capitalisations boursières des groupes européens de services aux collectivités. Dexia maintient inchangés l'objectif de cours de EUR44 pour Suez et celui de EUR39,30 pour GdF.
Suez déclassé d'acheter à renforcer - Natixis.
Natixis Securities déclasse Suez (12052.FR) d'acheter à renforcer. Le courtier observe que la valorisation de la fusion avec Gaz de France (1020848.FR) s'établit "en deçà des moyennes historiques" et que les synergies de fusion, quoique "significatives", ne sont pas attendues avant 2013.
Gaz de France: Merrill relève l'objectif à EUR40.
Merrill Lynch relève l'objectif de cours de Gaz de France (1020848.FR) de EUR37,5 à EUR40, afin de refléter la part de synergies qui reviendra au groupe dans le cadre de sa fusion avec Suez (12052.FR). Merrill Lynch ajoute qu'il continue de considérer GdF comme l'une des valeurs les moins chères de son secteur, et maintient sa recommandation à l'achat.
Gaz de France relevé à surperformance - Exane.
Exane BNP Paribas relève Gaz de France (1020848.FR) de neutre à surperformance après l'annonce, lundi, de sa fusion avec Suez (12052.FR). L'objectif de cours est fixé à EUR45,70.
Moody's maintient les notes de Suez et GDF sous revue.
Moody's Investors Service annonce mardi poursuivre la revue des notes financière de Suez , Electrabel et Gaz de France après la présentation du nouveau projet de fusion entre Suez et GDF.
L'agence de notation précise que les notes A2 de Suez et Electrabel pourraient être relevées tandis que la note AA1 de GDF pourrait être abaissée. Les notes des trois groupes sont sous revue depuis la présentation du projet initial de rapprochement en février 2006.
Moody's rappelle avoir déjà indiqué que la note de Suez pourrait être relevée d'un ou deux échelons, sans exclure la possibilité d'un relèvement de trois échelons. La note de GDF, elle, pourrait être abaissée d'un ou deux échelons en fonction des conditions définitives de la fusion, de la stratégie du nouveau groupe, de la politique financière et de la structure du nouvel ensemble.
Gaz de France : Cheuvreux relève l'obj à EUR42
Cheuvreux relève l'objectif de cours de Gaz de France (1020848.FR) de EUR39 à EUR42, car "l'accord au niveau politique a renforcé les chances de fusion" avec Suez (12052.FR). Jusqu'à présent, Cheuvreux ne voyait que 50% de chances que la fusion soit effectivement réalisée. Le courtier maintient sa recommandation à surperformance.
GDF: UBS relève son objectif de cours à 38,2 euros.
Dans le sillage de l'annonce de la fusion entre Suez et GDF, UBS avoue sa préférence pour Suez mais relève son objectif de cours sur GDF à 38,2 euros contre 37 euros auparavant.
L'analyste a relevé ses prévisions de résultats et valorisation de Gaz de France dans le sillage de la publication des résultats du groupe gazier. Ainsi, le broker a révisé son objectif de cours sur GDF à la hausse et considère qu'en cas de succès de la fusion, le titre GDF pourrait gagner entre 3 et 4 euros par action.
Selon le broker, la fusion entre Suez et GDF a toutes ses chances d'être menée à terme d'ici l'année prochaine. Le bureau d'études estime que la fusion accorde une prime de 7,2 euros au groupe Suez.
Toutefois, l'analyste continue de préférer Suez à GDF qui dispose de meilleurs fondamentaux en cas d'échec de la fusion.
L'UE autorise GdF à prendre contrôle d'Energie Investimenti.
La Commission européenne a autorisé mardi la filiale de Gaz de France (1020848.FR) GdF International SAS à racheter les actions de l'italien Energie Investimenti SpA qui lui manquaient.
Energie Investimenti est une co-entreprise gazière entre le groupe énergétique italien Camfin SpA (CMF.MI) et GdF.
Energie Investomenti avait été créée en 2006 à travers la fusion de la filiale italienne de gaz naturel de Camfin et la filiale italienne de gaz naturel et de distribution de GdF. Energie Investimenti fournit du gaz à plus de 850.000 foyers et entreprises.
CDC conservera Icade, favorable à fusion Suez-GdF.
Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC.YY), Augustin de Romanet, a déclaré dans un entretien au Figaro qu'il souhaitait que la société foncière Icade (1030884.FR), dont la CDC détient 64,7% du capital, reste "ancrée" dans le groupe, bien qu'il continue "à travailler sur le passage au statut fiscalement transparent de société d'investissements immobiliers cotée".
Augustin de Romanet s'est par ailleurs déclaré convaincu de l'intérêt de la fusion entre Gaz de France (12052.FR) et Suez (1020848.FR), "qui crée un acteur mondial de l'énergie dont la Caisse sera, dans son intérêt stratégique et patrimonial, un actionnaire de long terme".
"Nous avons également donné notre accord de principe à être partie prenante du pacte d'actionnaires que Suez souhaite constituer au capital de Suez Environnement, et dont les modalités restent à arrêter", a-t-il ajouté.
GdF Suez : décote injustifiée - Cheuvreux.
La décote actuelle sur Gaz de France (1020848.FR)-Suez (12052.FR) par rapport à la concurrence n'est pas justifiée, indique Cheuvreux. Il souligne l'arbitrage d'actifs favorable pour les actionnaires de Suez, les perspectives solides, les synergies prudentes et les possibilités de réendettement. Le courtier valorise la nouvelle entité à EUR42 par action et voit un potentiel de hausse de 25%. Il confirme sa recommandation achat.
GDF : progresse après une note de Credit Suisse.
Gaz de France gagne 1,3% à 34 euros, après un relèvement de recommandation de la part de Credit Suisse. L'analyste relève son opinion sur le groupe énergétique de 'Neutre' à 'Surperformance' et son objectif de cours de 36 à 38,5 euros dans la perspective de la fusion avec Suez.
L'analyste prévoit pour l'entité regroupant les deux sociétés, une croissance moyenne de l'Ebitda de 8,6% par an et une croissance de 13,5% du bénéfice par action, en tenant compte des synergies. Le nouveau groupe disposera aussi d'un bilan solide selon Credit Suisse, avec un ratio dette nette sur Ebitda de 1,1 prévu pour 2008 et de 0,7 à horizon 2010.
Le bureau d'études pense que le groupe aura le choix entre trois options toutes créatrices de valeurs : se développer dans les secteur de l'électricité en Europe, dans celui du gaz en Europe, ou devenir un groupe énergétique global en développant ses activités de gaz naturel liquéfiés et Suez Energie International.
GDF-Suez "intéressé" par l'Espagne, ne veut pas d'OPA hostile.
Le président du futur géant énergétique français GDF-Suez, Gérard Mestrallet, déclare que son groupe est intéressé par une croissance en Espagne, mais qu'il ne fera pas d'opération hostile, dans un entretien au quotidien El Pais de lundi.
"L'Espagne nous intéresse", déclare M. Mestrallet, précisant que "nous ne ferons pas d'offre hostile, sur personne".
Outre le contrôle conjoint avec la caisse d'épargne La Caixa de la société d'eau Agbar, Suez détient un part d'un peu plus de 10% dans le groupe énergétique Gas Natural.
Il a récemment demandé à la Commission nationale de l'énergie espagnole (CNE) l'autorisation de passer à 11,4%, ce qui a déclenché des spéculations en Espagne sur une éventuelle opération du français.
Cette demande "est un signal de notre intérêt pour le marché espagnol (...) Nous n'avons aucune intention de dépasser cette participation", ajoute M. Mestrallet.
"Si les choses devaient changer, nous retournerions devant la CNE. Mais nous ne ferons jamais rien contre la volonté de l'entreprise ou du gouvernement", selon le président du groupe français.
Le gouvernement espagnol a manifesté son inquiétude face à la montée en puissance de GDF-Suez, et a laissé entendre qu'il pourrait tenter de bloquer une de ses opérations sur une entreprise espagnole, en raison d'éventuels avantages tirés par GDF des tarifs du gaz pratiqués en France.
"Si l'Espagne nous veut, nous sommes disposés à nous développer chez elle", et "si elle ne nous veut pas, nous ne ferons rien", ajoute M. Mestrallet.
La montée au capital de Gas Natural "est un bon investissement à long terme, et exprime notre intérêt pour le secteur et pour Gas Natural", selon M. Mestrallet, qui ajoute ne pas vouloir voir remis en cause le pacte d'actionnaires entre La Caixa et Repsol YPF, les deux actionnaires majoritaires de Gas Natural.
Par ailleurs, M. Mestrallet a déclaré que le récent investissement de son premier actionnaire, le financier belge Albert Frère, qui a pris 5% dans un autre groupe espagnol, Iberdrola, n'avait pas de relation avec son groupe.
L'Etat prendra une "golden share" dans le nouvel ensemble GDF Suez.
Le gouvernement prendra une action spécifique ("golden share"
dans le nouvel ensemble GDF Suez a annoncé mercredi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en réponse aux interrogations sur le poids de l'Etat une fois la fusion réalisée.
Alors qu'associations de consommateurs et syndicats se sont inquiétés d'une possible hausse des prix de l'énergie après la fusion, voire d'une disparition des tarifs régulés fixés par l'Etat, Mme Lagarde a aussi indiqué que ces tarifs ne disparaîtraient pas en 2010.
"Le gouvernement prendra une action spécifique, une +golden share+, qui lui donnera le droit de s'opposer à la cession des actifs de GDF sur le territoire national" tels que des "infrastructures gazières", a déclaré Mme Lagarde devant les commissions des Affaires économiques et des Finances de l'Assemblée nationale.
Les députés, tant de la majorité que de l'opposition, l'ont surtout interrogée sur la marge d'action publique dans le nouvel ensemble.
La ministre a assuré que la part de l'Etat dans le conseil d'administration de GDF Suez serait "proportionnelle" à sa part dans le capital du nouveau groupe (35%, contre 80% actuellement dans GDF).
Mme Lagarde a en outre expliqué que le gouvernement avait choisi cette fusion car Suez était une "proie potentielle" pour "d'autres grands acteurs" de l'énergie "italiens et allemands".
L'ancien gouvernement de Dominique de Villepin avait lancé ce projet de fusion en février 2006 alors que le groupe italien Enel menaçait Suez d'une OPA.
Quant à l'éventualité de "fusionner GDF et EDF", elle a été "écartée" car elle n'aurait pas été "acceptable pour la Commission européenne" en termes de concurrence ou aurait conduit à un "démantèlement très important des deux entreprises et probablement du parc nucléaire français", a ajouté la ministre.
L'actuel gouvernement a aussi écarté l'idée d'un rapprochement entre GDF et un autre groupe gazier, tel que l'algérien Sonatrach, en raison des "exigences" des groupes concernés, a ajouté Mme Lagarde.
A propos des projets de la Commission européenne de séparer en propriété les activités production et transport de l'énergie, la ministre a souhaité que le nouveau groupe "se renforce suffisamment pour ne pas subir une véritable perte de valeur".
Elle a en outre affirmé que Paris "pouvait rassembler des soutiens" au sein de l'Union européenne contre ces projets contestés par plusieurs pays, France et Allemagne en tête.
La ministre a dit "l'attachement" du gouvernement à ces tarifs, qui selon elle ne disparaîtront pas en 2010 et ne sont pas menacés par les directives européennes.
Le gouvernement avait déjà rappelé que le contrat de service public qui lie GDF à l'Etat et qui prévoit ces tarifs régulés serait maintenu. Un autre contrat de service public lie l'Etat à EDF jusqu'en 2010.
Depuis l'ouverture totale des marchés de l'énergie à la concurrence dans l'UE le 1er juillet, EDF et GDF peuvent proposer des offres à prix régulés, moins élevés actuellement que les prix du marché, ou des offres à prix libres.
La fusion avec Suez apporte à GDF une "dimension internationale" et des capacités de production d'électricité, a-t-elle fait valoir, ajoutant que la position renforcée du nouveau groupe sur le marché lui permettrait de négocier des prix à l'achat plus favorables.
Elle a dit ne pas avoir de "craintes" quant à l'avis que donnera la Commission européenne sur le projet de fusion.
GDF : partenariat avec le suédois Vattenfall dans la capture de CO2.
Gaz de France a signé avec le suédois Vattenfall un accord de coopération sur un procédé expérimental d'injection et de capture du dioxyde de carbone, "axe majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique en Europe", a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.
Gaz De France relevé à acheter - Deutsche Bank.
Deutsche Bank relève Gaz de France (1020848.FR) de conserver à acheter et augmente l'objectif de cours de EUR33 à EUR46, car sa fusion avec Suez (SZE.FR) permettra à GdF de "dégager de la valeur sur ses actifs gaziers". Pour la banque, la future entité fusionnée GDF Suez constituera un "investissement séduisant". Deutsche Bank relève par ailleurs l'objectif de cours de Suez de EUR45 à EUR53 et celui de Veolia Environnement (VE) de EUR41 à EUR56, ajoutant que Suez Environnement, qui doit être introduit en Bourse, pourrait être sous-valorisé de 18% et constituer une alternative meilleur marché à Veolia. La banque maintient Suez à l'achat et Veolia à conserver.
GDF se renforce dans l'éolien en France avec le rachat d'Erelia.
Gaz de France a signé un contrat portant sur l'acquisition d'une participation
de 95% dans Erelia, qui assure le développement et l'exploitation de parcs éoliens en France. Cette opération devrait être finalisée dans le courant du quatrième trimestre 2007. Erelia a connu une croissance soutenue depuis sa création en 2003 et détiendra en fin d'année une capacité de près de 70 MW dans le Nord-Est de la France. Grâce à cette acquisition, Gaz de France renforce considérablement sa position dans l'éolien. Le groupe disposera ainsi d'une capacité totale de 110 MW fin 2007.
Gaz de France souhaite détenir à l'horizon de 2012 des centrales de production d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables totalisant 20% de la capacité électrique du groupe en Europe, en privilégiant le développement dans l'éolien terrestre.
Jean-François Cirelli, Président de Gaz de France, a indiqué : " La croissance du parc électrique de Gaz de France sera forte dans les années à venir. Dès la fin de l'année 2009, nous pourrons produire par nos propres moyens environ 10 TWh d'électricité, soit la consommation de 3 millions de nos clients chauffés au gaz naturel. Cette acquisition est également une nouvelle étape dans la mise en ¤uvre de la politique de développement durable de Gaz de France. Notre objectif est en effet de réaliser 20% de notre
production électrique à partir d'ENR à l'horizon 2012 et de devenir un acteur majeur de la filière éolienne en Europe. "
Le futur groupe GDF Suez prévoit d'ambitieux investissements entre 2008-2010.
Le futur groupe GDF Suez prévoit d'ambitieux investissements entre 2008 et 2010 et une croissance de son résultat d'exploitation de 10% dès 2008
Les PDG de Suez Gérard Mestrallet (g) et de Gaz de France Jean-François Cirelli, le 3 septembre 2007 à Paris
© AFP/Archives Pierre Verdy
Le futur groupe d'énergie GDF Suez, qui sera créé en 2008, prévoit d'ambitieux investissements entre 2008 et 2010, de 10 milliards d'euros par an, et une croissance de son résultat d'exploitation de 10% dès 2008, pour atteindre 17 milliards d'ici 2010, ont annoncé lundi GDF et Suez.
Les deux groupes d'énergie, qui prévoient toujours de fusionner au cours du premier semestre 2008, envisagent également une croissance du dividende par action de 10 à 15% par an en moyenne entre le dividende payé en 2007 et celui payé en 2010, avec "des perspectives de rémunération additionnelle", sous la forme de "dividendes exceptionnels et de rachats d'actions", selon un communiqué commun.
Ce communiqué a été publié avant que les PDG des deux groupes, Jean-François Cirelli (GDF) et Gérard Mestrallet (Suez), entament une tournée d'information auprès des investisseurs.
Le futur groupe vise "une stratégie industrielle ambitieuse, un programme d'investissement soutenu", avec 10 milliards d'euros d'investissements annuels entre 2008 et 2010, dont plus de 8 milliards serviront au développement, à hauteur de 75%, et à la maintenance (25%).
GDF Suez entend "conforter ses positions de leader sur ses marchés domestiques en France et au Benelux" grâce aux complémentarités de ses métiers et accélérer son développement, notamment "dans l'amont gazier (exploration et production, gaz naturel liquéfié --GNL), les infrastructures et la production d'électricité, notamment le nucléaire et les énergies nouvelles et renouvelables".
L'Europe constituera sa zone de développement "prioritaire". Ailleurs, GDF Suez "renforcera ses relais de développement, notamment dans des marchés en croissance rapide".
En France, les deux groupes vont investir 1 à 1,5 milliard d'euros par an entre 2008 et 2010, pour détenir "à terme une part de marché de 20% sur les clients en électricité", en portant leurs capacités de production d'électricité à plus de 10 gigawatts (GW) en 2013 contre 5,6 GW fin 2006, à partir de différentes sources d'énergie.
En Europe et à l'international, ils prévoient d'investir 4 à 4,5 milliards d'euros en maintenant des "positions fortes dans l'énergie" en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg, et en développant leurs positions "de manière soutenue" ailleurs. Ils visent 90 GW de capacité de production en 2013, contre 47 fin 2006.
Pour la seule branche environnement (activités eau et déchets) de Suez, qui sera mise en Bourse et dont le nouveau groupe conservera 35% du capital, GDF Suez investira environ 1,5 milliard d'euros par an en moyenne sur 2008-2010, avec une "stratégie de développement ciblée sur l'Europe".
Le futur groupe prévoit "une croissance soutenue et rentable", avec une croissance de son résultat d'exploitation (Ebitda) d'environ 10% en 2008, pour atteindre un Ebitda de 17 milliards d'euros d'ici 2010.
Il prévoit toujours de réaliser 1 milliard d'euros de synergies (économies) opérationnelles chaque année, avec une pleine réalisation dès 2013, et 1 milliard d'euros de synergies financières (non récurrentes).
En matière d'organisation, le conseil d'administration du futur groupe sera composé de 24 membres, avec 10 administrateurs proposés par Suez, dont comme prévu le PDG du futur groupe, M. Mestrallet, ainsi que 10 administrateurs proposés par GDF --dont le vice-président et directeur général délégué du futur groupe, M. Cirelli, et sept représentants de l'Etat--, et 4 administrateurs représentants des salariés.
Suez et GDF avaient annoncé le 3 septembre un nouveau projet de fusion, après un an et demi de rebondissements, pour constituer un nouveau poids lourd mondial de l'énergie, au terme d'âpres négociations entre Suez et l'Elysée.
Et moi qui croyait que cela n'était pas d'actualité ...
Eventuelle vente de Suez Environnement: actionnaires GDF Suez décideront.
Les actionnaires du futur ensemble GDF Suez décideront d'une éventuelle vente de la branche environnement de Suez qui, dans l'actuel projet de fusion, reste contrôlé à 35% par le nouveau groupe, a affirmé mercredi un dirigeant de GDF.